À l’occasion du 105ᵉ anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), le président Xi Jinping a réaffirmé les grandes priorités de son pouvoir. Il a promis une armée plus forte, une lutte anticorruption renforcée et une poursuite de l’objectif de réunification avec Taïwan. Parallèlement, l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur l’unité ethnique suscite de vives réactions à Taïwan et au sein des organisations de défense des droits humains.
Le président chinois Xi Jinping s’est adressé mercredi aux dirigeants civils et militaires réunis au Grand Palais du Peuple, à Pékin, à l’occasion du 105ᵉ anniversaire du Parti communiste chinois. Dans son discours, il a réaffirmé sa volonté de bâtir une armée « forte » et pleinement modernisée. Il a insisté sur la nécessité de maintenir le contrôle absolu du Parti communiste sur les forces armées et d’accélérer la modernisation de la défense nationale. Le chef de l’État a également renouvelé son engagement à poursuivre la lutte contre la corruption. Il a appelé le Parti à mener cette bataille avec fermeté afin de préserver son intégrité et son autorité.
Ces dernières années, cette vaste campagne a conduit à l’éviction de plusieurs hauts responsables militaires, dont deux anciens ministres de la Défense. Cette série de limogeages continue d’alimenter les interrogations sur l’organisation et l’efficacité des forces armées chinoises. Xi Jinping a aussi réaffirmé que la réunification avec Taïwan demeure une priorité stratégique. Il a qualifié cet objectif de « mission historique » du Parti communiste chinois et a dénoncé toute ingérence étrangère dans ce dossier.
Le même jour, la Chine a officiellement mis en application sa nouvelle loi sur l’unité ethnique. Pékin affirme que ce texte vise à renforcer la cohésion nationale et à promouvoir une identité commune entre les différents groupes ethniques du pays. La loi prévoit des sanctions contre les actes liés au séparatisme, à l’extrémisme religieux et au terrorisme. Elle autorise également des poursuites contre certaines personnes ou organisations établies à l’étranger, lorsque leurs actions sont jugées contraires aux intérêts de la Chine.
Taïwan a vivement condamné cette législation. Les autorités taïwanaises estiment qu’elle renforce les pressions exercées par Pékin contre l’île et pourrait viser des ressortissants étrangers. Plusieurs organisations de défense des droits humains partagent ces inquiétudes. Elles considèrent que cette loi pourrait servir de fondement juridique à un renforcement des politiques d’assimilation au Xinjiang et au Tibet, tout en élargissant la portée des actions de Pékin au-delà de ses frontières.
Aristide HAZOUME
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