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Le Somaliland a commémoré lundi le 35ᵉ anniversaire de sa déclaration d’indépendance, un événement marqué cette année par une avancée diplomatique sans précédent mais aussi par des tensions régionales et internes ravivées.

Une reconnaissance historique, mais contestée

Le territoire, qui s’est unilatéralement séparé de la Somalie en 1991, fonctionne de facto comme un État autonome, avec sa propre monnaie, son gouvernement et ses forces de sécurité. Pendant plus de trois décennies, aucun membre des Nations unies ne l’avait officiellement reconnu. Ce vide a été comblé en décembre 2025 par Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé une reconnaissance mutuelle, accompagnée d’une coopération économique et sécuritaire renforcée. Une décision qualifiée d’« historique » par Hargeisa, mais vivement dénoncée par Mogadiscio.

La Somalie a immédiatement réagi, dénonçant une « atteinte directe à sa souveraineté nationale ». L’Union africaine lui a apporté son soutien, rappelant son attachement à l’intégrité territoriale de la Somalie. Dans la capitale du Somaliland, des milliers d’habitants ont célébré cette percée diplomatique. Pour les autorités locales, la reconnaissance israélienne pourrait ouvrir la voie à d’autres États, séduits par la stabilité relative du territoire et sa position stratégique sur le golfe d’Aden, l’une des routes maritimes les plus fréquentées au monde.

Des célébrations assombries par les divisions internes

L’euphorie ne masque pourtant pas les fractures profondes qui traversent le Somaliland. Dans l’ouest, à Borama (région d’Awdal), des manifestations ont éclaté récemment. Une partie de la population rejette l’alliance avec Israël, perçue comme une provocation inutile. Plus à l’est, les régions de Sool, Sanaag et Cayn (SSC) restent hors de contrôle du gouvernement de Hargeisa. Ces territoires contestent l’autorité centrale, et les observateurs locaux redoutent une reprise des affrontements armés. Les violences de 2023 à Las Anod, qui avaient fait des centaines de morts et des milliers de déplacés, restent dans toutes les mémoires.

La présence israélienne naissante dans la Corne de l’Afrique attire également des risques extérieurs. Les rebelles houthis du Yémen, proches de l’Iran, ont déjà menacé toute implantation israélienne dans la région. Des déclarations récentes d’un ancien général israélien évoquant d’éventuelles infrastructures au Somaliland ont alimenté les craintes parmi la population locale, redoutant de devenir une cible.

Aristide HAZOUME 

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