Contact Information

Theodore Lowe, Ap #867-859
Sit Rd, Azusa New York

We Are Available 24/ 7. Call Now.

La Haute Cour de Nairobi a suspendu vendredi l’ouverture d’un centre américain de quarantaine Ebola, prévu sur une base militaire à Laikipia. Les organisations civiles dénoncent un manque de transparence et l’absence de validation parlementaire.

Une suspension judiciaire après une plainte urgente

La Haute Cour de justice de Nairobi a ordonné vendredi la suspension temporaire du projet. Ce centre devait accueillir des ressortissants américains exposés au virus Ebola, en provenance de la région des Grands Lacs touchée par une épidémie. L’infrastructure se situe sur une base aérienne des Forces de défense kényanes à Laikipia. L’organisation Katiba Institute a saisi la justice en urgence, qualifiant le projet « d’installation de quarantaine pirate ». Selon la plainte, le gouvernement n’a pas respecté plusieurs procédures légales : le Parlement n’aurait pas validé l’accord avec les États-Unis, et les consultations publiques obligatoires auraient été ignorées. Le tribunal a suspendu les travaux jusqu’à une prochaine audience.

Des critiques sur la transparence du projet

Le projet suscite une vive réaction des organisations médicales kényanes. Le Dr Davji Bhimji Atellah, secrétaire général du syndicat des médecins (KMPDU), dénonce un « manque total de transparence ». Il exige la publication complète des accords conclus et veut connaître les contreparties obtenues par Nairobi. Selon lui, « la santé publique exige une communication claire ». Cette décision judiciaire intervient après un échange téléphonique entre le président William Ruto et le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Le département d’État américain a annoncé un financement de 13,5 millions de dollars pour renforcer la préparation du Kenya contre Ebola, sans toutefois détailler l’utilisation précise des fonds.

Le Kenya cherche à renforcer ses capacités sanitaires régionales pour prévenir toute propagation du virus en Afrique de l’Est. Mais ce projet américain, jugé opaque, cristallise les tensions entre nécessité de coopération et souveraineté sanitaire.

Aristide HAZOUME 

Share:

administrator

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *