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La Conférence internationale des barreaux (CIB) interpelle vivement les autorités maliennes de transition. L’organisation exige des explications sur l’enlèvement de Maître Mountaga Tall, avocat et homme politique malien, détenu depuis près d’un mois sans aucune procédure judiciaire connue.

La Conférence internationale des barreaux hausse le ton

La CIB, qui regroupe les ordres d’avocats de 42 pays, a publié une déclaration officielle ce jeudi. Elle demande « toute la lumière » sur l’affaire Mountaga Tall. L’avocat malien a été enlevé à Bamako par des hommes armés encagoulés, selon plusieurs témoignages. Depuis, aucune procédure judiciaire officielle n’a été rendue publique. Des sources judiciaires évoquent une détention au sein des locaux de la Sécurité d’État. La CIB dénonce une violation grave des principes fondamentaux du droit et réclame le respect des garanties judiciaires internationales. Maître Xavier-Jean Keïta, secrétaire général adjoint de la CIB, interpelle directement les autorités maliennes. Il juge « anormale » la disparition d’un avocat sans cadre judiciaire connu, et dénonce également des violences commises contre des proches de Maître Tall.

Les avocats réclament une libération immédiate

La CIB affirme que le bâtonnier malien n’a toujours pas pu rencontrer Maître Mountaga Tall. L’organisation rappelle qu’un avocat doit pouvoir accéder librement à son ordre professionnel. Elle exige aussi un accès immédiat à la défense et aux soins.Selon la déclaration officielle, Maître Tall et son fils doivent être présentés sans délai à une autorité judiciaire compétente. À défaut, la Conférence internationale des barreaux exige leur libération immédiate. Depuis plusieurs mois, des organisations internationales dénoncent des atteintes aux libertés publiques au Mali, évoquant des arrestations arbitraires visant des voix critiques. Les autorités de transition n’ont toujours pas communiqué officiellement sur cette affaire, et aucun chef d’accusation public n’a été confirmé. La CIB appelle enfin les autorités maliennes à garantir l’État de droit et à respecter les engagements internationaux du Mali.

Aristide HAZOUME 

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