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Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre deux responsables du M23 et des FDLR. Washington accuse ces dirigeants d’alimenter l’instabilité chronique dans l’est de la République démocratique du Congo.

Les États-Unis frappent le M23 et les FDLR

Le département du Trésor américain a imposé, le 2 juin, des sanctions ciblées contre deux commandants de groupes armés actifs dans l’est de la RDC. Ces mesures visent John Imani Nzenze, chef du renseignement du M23, ainsi que Gustave Kubwayo, alias « Colonel Sirkoof », qui dirige une unité de renseignement et d’opérations spéciales des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Selon Washington, ces deux hommes contribuent directement à la poursuite des violences dans les provinces orientales congolaises. Tous leurs avoirs sous juridiction américaine sont désormais gelés, et il est interdit aux citoyens et entreprises des États-Unis de réaliser des transactions avec eux.

Washington maintient la pression pour la paix

L’administration américaine affirme vouloir soutenir une solution politique durable au conflit. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a rappelé l’urgence de mettre fin aux violences, estimant que les groupes armés aggravent une crise humanitaire déjà critique dans l’est du Congo. Ces sanctions s’inscrivent dans le cadre des efforts diplomatiques menés par Washington ces derniers mois. En décembre dernier, la RDC et le Rwanda avaient conclu à Washington un accord destiné à favoriser la paix et la stabilité régionales, censé aussi encourager les investissements internationaux.

Malgré cette initiative, les combats ont continué sur plusieurs fronts. Quelques jours après la signature de l’accord, les rebelles du M23 étaient notamment entrés dans la ville stratégique d’Uvira, près de la frontière burundaise, avant de se retirer sous pression internationale. Ces nouvelles sanctions confirment la volonté américaine d’accroître la pression sur les acteurs accusés d’entretenir l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo.

Aristide HAZOUME 

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