Les observateurs internationaux dénoncent des intimidations et des violences lors du scrutin zambien. Le dépouillement a été suspendu vendredi après des incidents. Le président sortant Hakainde Hichilema est en tête des suffrages. Les résultats définitifs sont attendus ce lundi.
L’élection présidentielle zambienne du 13 août est marquée par des tensions. Les missions d’observation de l’UE et de la SADC ont signalé des cas d’intimidation et d’enlèvements. La commission électorale a suspendu le dépouillement vendredi. En cause : des violences contre le personnel et le vol de bulletins. L’interruption a duré environ six heures. Elle a été levée après la maîtrise de la « menace sécuritaire ».
Des observateurs inquiets pour la crédibilité du scrutin
La suspension a créé « incertitude et inquiétude », selon la mission de la SADC. Celle-ci a recensé des signalements non vérifiés d’agressions et d’enlèvements dans cinq provinces. Un agent électoral de 57 ans a été tué à Lusaka. Neuf suspects ont été arrêtés. L’UE juge la suspension « disproportionnée ». Seuls quelques bureaux sur 13 000 ont été affectés. L’opposition dénonce un « espace démocratique restreint ». Elle accuse les médias d’État d’être « fortement biaisés » en faveur du pouvoir.
Hichilema en tête, une victoire au premier tour envisagée
Les résultats partiels donnent Hichilema largement vainqueur. Sur 135 circonscriptions sur 226, il totalise 1 544 140 voix, soit près de 59 %. Son rival Brian Mundubile en obtient 1 030 662. Le président sortant est sur la voie d’une réélection dès le premier tour. Les résultats définitifs sont promis pour ce lundi.
Aristide HAZOUME