Près de 16 millions de Marocains sont appelés aux urnes, mercredi 23 septembre 2026, pour élire les 395 membres de la Chambre des représentants. Le pouvoir d’achat, l’emploi et les inégalités dominent les préoccupations. La participation s’élève à 11,34% à midi, selon le ministère de l’Intérieur. Les premiers résultats sont attendus dans la nuit.
Une abstention record chez les jeunes
Les 18-24 ans ne représentent que 4% des inscrits, contre 8% en 2021. Cette chute illustre un désaveu profond. Le chômage des moins de 25 ans atteint 37%. Un jeune sur trois ne travaille pas et n’étudie pas. Les promesses d’un million d’emplois n’ont pas mobilisé. L’afflux de migrants vers Ceuta, en juillet, a ravivé ce malaise. La crise migratoire a tendu les relations avec Madrid. Elle n’a pourtant pas dominé la campagne.
Un duel RNI-PAM au sommet de l’État
Le Rassemblement national des indépendants (RNI) est donné favori. Le parti du Premier ministre Aziz Akhannouch avait obtenu 102 sièges en 2021. Son principal rival est le Parti authenticité et modernité (PAM). Fouzi Lekjaa, ministre du Budget et président de la Fédération de football, incarne le renouveau du PAM. Le parti islamiste PJD, dirigé par Abdelilah Benkirane, mise sur la lutte contre la corruption. Le roi Mohammed VI nommera le Premier ministre issu du parti arrivé en tête.
Aristide HAZOUME