Les rebelles tigréens ont pris le contrôle de trois aéroports et lancé une offensive dans l’Afar et l’Amhara. Addis-Abeba dénonce une violation de l’accord de Pretoria. L’Union africaine appelle à une désescalade immédiate.
Les combats ont repris mercredi 23 septembre dans le nord de l’Éthiopie. Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a pris le contrôle des aéroports de Mekele, Axoum et Shire. Les forces tigréennes ont lancé une offensive dans les régions voisines de l’Afar et de l’Amhara. « Il y a des combats partout », a déclaré Amanuel Assefa, vice-président du TPLF. Ethiopian Airlines a suspendu tous ses vols vers le Tigré. Le gouvernement fédéral accuse le TPLF d’avoir « déterré la hache de guerre ». Le TPLF affirme mener une « guerre défensive ».
Une alliance rebelle et des appels au calme
Dimanche, sept groupes armés ont formé une coalition pour renverser le gouvernement d’Abiy Ahmed. Le TPLF, la milice Fano et l’Armée de libération oromo (OLA) en font partie. Cette alliance menace de « faciliter un gouvernement de transition ». L’Union africaine a appelé à la « désescalade immédiate » et à la reprise du dialogue. L’Union européenne a relayé cet appel. La guerre de 2020-2022 avait fait environ 600 000 morts. Un million de personnes restent déplacées.
Aristide HAZOUME