L’ancien président Umaro Sissoco Embaló annonce son retour en Guinée-Bissau. Il sera candidat à la présidentielle du 6 décembre 2026. Il est en exil au Maroc depuis le coup d’État de novembre 2025.
Umaro Sissoco Embaló a confirmé sa candidature lundi à l’AFP. Il prévoit de rentrer au pays le 4 octobre. Il a appelé ses compatriotes à l’harmonie et à la tolérance. Il souhaite porter une « Plateforme républicaine ». L’ancien président a été renversé le 26 novembre 2025. L’armée a pris le pouvoir la veille des résultats provisoires. Le général Horta N’Tam dirige la transition. La junte a fixé les élections au 6 décembre 2026.
Un référendum contesté par l’opposition
Un référendum a eu lieu le 30 août 2026. Le « oui » a obtenu 70 % des voix. La participation s’est élevée à 62,6 %. La nouvelle Constitution renforce les pouvoirs présidentiels. Le nombre de sièges parlementaires passe de 102 à 65. Le PAIGC a boycotté le scrutin. L’opposition dénonce des restrictions des libertés publiques. Le général N’Tam ne peut pas se présenter. La charte de transition le lui interdit. Le retour d’Embaló inquiète le PAIGC. Son président, Domingos Simões Pereira, dénonce un « terrain favorable » préparé pour Embaló. « Tout semble orchestré pour exclure les autres », affirme-t-il. L’analyste Malam Cissé rappelle qu’« aucun document » ne montre une renonciation au pouvoir. Le professeur Bassirou Sadio estime que chacun peut participer dans le respect des règles. La Guinée-Bissau a connu cinq coups d’État depuis 1974. La pauvreté et le trafic de drogue alimentent l’instabilité.
Aristide HAZOUME