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Les enseignants des écoles publiques libyennes observent leur troisième semaine de mobilisation. Ils réclament une revalorisation salariale et une réforme de la grille unifiée. Le mouvement perturbe la rentrée scolaire 2026-2027 à travers le pays.

À Tripoli et Benghazi, des dizaines d’enseignants se rassemblent chaque jour devant les établissements. Ils brandissent des pancartes et dénoncent l’inflation sur leur pouvoir d’achat. La grève générale a débuté le 27 septembre 2026. Elle fait suite à un sit-in illimité lancé le 13 septembre. Les syndicats réclament l’application des dispositions salariales prévues par la loi. Ils exigent aussi le paiement des arriérés et de meilleures garanties sociales. Selon Achraf Abou Raoui, porte-parole du Syndicat général des enseignants, le mouvement dépasse la seule question des augmentations. Il appelle à une refonte de la grille salariale unifiée pour plus d’équité. « Les promesses ne suffisent plus », affirme-t-il.

Un écart salarial dénoncé

Les enseignants pointent une disparité salariale majeure. Le salaire d’un enseignant en grade 8 ne dépasse pas 1 500 dinars. D’autres secteurs offrent jusqu’à 16 000 dinars. Le gouvernement dit suivre le dossier et avoir engagé des discussions avec les syndicats. Mais les enseignants exigent des décisions concrètes avant toute reprise des cours. Des responsables syndicaux locaux, comme à Zouara, confirment la poursuite du mouvement. Ce conflit salarial représente un nouveau défi pour le système éducatif libyen.

Aristide HAZOUME

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