Le président béninois Romuald Wadagni a obtenu lundi 5 octobre 2026 l’ouverture de discussions sur 35 nouveaux biens culturels. Un comité scientifique mixte est créé. Une première réponse est attendue à la mi-octobre.
Un comité scientifique pour accélérer le processus
La rencontre entre Romuald Wadagni et Emmanuel Macron a permis une avancée décisive. Les deux parties ont acté la création d’un comité scientifique conjoint. Ce comité étudiera chaque dossier de restitution. Côté béninois, ses six membres ont été nommés par décret en mars 2026. Alain Godonou, expert du patrimoine, préside l’équipe. Marie-Cécile Zinsou, historienne de l’art, en fait partie. Les membres français sont en cours de désignation. Une première réponse est attendue à la mi-octobre. Suivront environ un mois de discussions. Une nouvelle loi française facilite les restitutions par simple décret.
La statue du dieu Gou, pièce maîtresse de la demande
Le Bénin réclame 35 biens culturels pillés pendant la colonisation. La demande porte sur des œuvres d’Abomey, Porto-Novo et Kétou. On y trouve des amulettes d’amazones et un chapelet de divination. Le siège en bois du roi Toffa de Porto-Novo figure aussi sur la liste. Mais la pièce la plus symbolique reste la statue en fer du dieu Gou. Cette divinité vodun du fer et de la forge a été réalisée en hommage au roi Glèlè. Elle est conservée au musée du Louvre. En 2021, 26 trésors royaux du Danhomè avaient déjà été restitués.
Aristide HAZOUME