Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est visé par de nouvelles révélations financières. Selon The Times, il aurait perçu 1,76 million de dollars en 2024 via FWC2026 US Inc. Cette somme n’apparaît pas dans les rapports officiels de l’instance. L’affaire relance les interrogations sur la transparence de la gouvernance.
Gianni Infantino traverse une nouvelle tempête. Le quotidien britannique The Times a publié, le 12 octobre 2026, une enquête accablante. Le patron de la FIFA aurait reçu un double salaire en 2024. D’un côté, la FIFA lui a versé 4,274 millions de francs suisses. De l’autre, FWC2026 US Inc, la société chargée du Mondial 2026, lui aurait payé 1,76 million de dollars supplémentaires. Cette rémunération n’a pas été divulguée dans le rapport annuel de la fédération. Des sources évoquent des montants similaires pour 2025 et 2026.
Une violation des statuts de la FIFA
L’article 43, paragraphe 13 des statuts de la FIFA impose la publication individuelle des rémunérations du président. Miguel Maduro, ancien président de la commission de gouvernance, dénonce « une violation flagrante des statuts ». Il réclame une enquête indépendante. La FIFA rejette ces accusations. Un porte-parole affirme que l’instance respecte toutes ses obligations de déclaration. Il précise que les avantages contractuels sont déclarés aux autorités américaines.
Un train de vie à Miami sous scrutiny
L’enquête du Times révèle aussi le train de vie d’Infantino aux États-Unis. Il aurait séjourné dans une villa de luxe à Miami, louée plusieurs dizaines de milliers de dollars par mois. La propriété appartient à Eric Schmidt, ancien PDG de Google. Un porte-parole de Schmidt assure qu’Infantino a payé un loyer au prix du marché. L’achat d’un appartement à 8,6 millions de dollars alimente aussi les questions. Ces révélations tombent en pleine campagne pour la réélection d’Infantino en mars 2027. L’UEFA et la Concacaf réclament déjà plus de transparence financière. La fédération norvégienne a déposé des plaintes. L’affaire pourrait déboucher sur une enquête formelle. La FIFA devra clarifier la nature exacte de ces versements.
Aristide HAZOUME