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La police algérienne a annoncé dimanche 11 octobre 2026 l’arrestation de 61 ressortissants marocains. Alger les accuse de préparer des « actes de sabotage » à Oran. La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) évoque un « réseau criminel international marocain ». Aucune cible, aucun explosif et aucune arme n’ont été présentés. Le Maroc n’a pas réagi officiellement à ce jour.

Selon le communiqué officiel, les suspects seraient arrivés à Tunis par avion. Ils auraient ensuite franchi clandestinement la frontière via les montagnes d’El Kala. Ils devaient rejoindre Oran pour exécuter leur plan. Les autorités ont saisi des passeports marocains, des dirhams et des euros. Un ancien militaire marocain figurerait parmi les interpellés.

Des zones d’ombre et des incohérences

Le site marocain Médias24 a relevé plusieurs failles dans la version algérienne. Aucune liste de cibles ni aucun explosif n’a été produit. Un groupe de 61 étrangers aurait parcouru près de 1 000 kilomètres sans aide locale. L’unité citée dans les images est spécialisée dans l’immigration clandestine, pas dans l’antiterrorisme. L’itinéraire décrit correspond aux filières d’émigration vers l’Europe. Des médias marocains évoquent des « harraga » présentés comme une cellule subversive.

Un contexte diplomatique explosif

Depuis la rupture des relations diplomatiques en 2021, Alger accuse régulièrement le Maroc de déstabilisation. Le chercheur Mustapha Sehimi qualifie ces accusations de « diversion classique » pour masquer les crises internes. Des voix marocaines appellent à la retenue face à ce qu’elles nomment des « accusations sans preuves ». L’UMA, l’Union du Maghreb arabe, reste paralysée. Cette affaire illustre la profondeur de la crise entre les deux voisins du Maghreb.

Aristide HAZOUME

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