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La République centrafricaine a conclu un accord avec Washington. Elle accueillera sur son sol des migrants de nationalités tierces expulsés des États-Unis. Cette décision s’inscrit dans une série d’accords migratoires passés par l’administration américaine avec plusieurs pays africains.

Un accord migratoire entre Bangui et Washington

La République centrafricaine (RCA) s’est engagée à recevoir des migrants expulsés des États-Unis et originaires d’autres pays. L’accord a été négocié le 18 mai à Bangui, lors d’une rencontre entre des responsables centrafricains et une délégation américaine conduite par Christian Jové Ehrhardt, haut responsable du Département d’État américain. Selon plusieurs sources concordantes, les deux parties sont parvenues à un accord. Les autorités n’ont pas précisé le nombre de migrants concernés, ni les nationalités des personnes visées. La date des premiers vols n’a pas non plus été annoncée. Avec cet arrangement, la RCA rejoint plusieurs autres pays africains ayant déjà conclu des accords similaires avec Washington, parmi lesquels la République démocratique du Congo, le Ghana, la Sierra Leone et la Guinée équatoriale.

Premières contestations et contexte sécuritaire sensible

L’accord suscite déjà des réactions. Le 22 mai, la juge fédérale américaine Lee Rosenthal a suspendu l’expulsion d’un ressortissant turc vers la République centrafricaine. Cette décision indique que les premières opérations de transfert étaient déjà envisagées par les autorités américaines. Par ailleurs, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) devrait participer à l’assistance des migrants à leur arrivée sur le territoire centrafricain. L’organisation intervient déjà dans des programmes similaires sur le continent africain. Dirigée par Faustin-Archange Touadéra, la République centrafricaine reste confrontée à des défis sécuritaires persistants. Malgré plusieurs initiatives de stabilisation, certaines régions du pays sont toujours affectées par l’activité de groupes armés. Cet accord marque une nouvelle étape dans la coopération entre Bangui et Washington. Il intervient alors que les États-Unis multiplient les partenariats migratoires avec plusieurs pays africains afin d’accélérer les procédures d’éloignement des migrants en situation irrégulière.

Aristide HAZOUME 

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