En Centrafrique, un nouveau gouvernement a été formé à Bangui. Le président Faustin-Archange Touadéra a choisi la continuité, en maintenant Félix Moloua au poste de Premier ministre. Ce remaniement intervient après les élections et l’installation des nouvelles instances parlementaires.
Un gouvernement marqué par la continuité
Le président Faustin-Archange Touadéra a procédé à un remaniement ministériel annoncé jeudi soir à Bangui. La nouvelle équipe compte trente-deux membres : quatre ministres d’État, vingt-six ministres et deux ministres délégués. En maintenant Félix Moloua à la primature, le chef de l’État confirme sa volonté d’assurer la stabilité de l’exécutif. Environ la moitié des ministres conservent leurs postes précédents, et plusieurs figures clés restent à des portefeuilles stratégiques :
· Arnaud Djoubaye Abazène – Justice
· Claude Rameaux Bireau – Défense nationale
· Rufin Benam Beltoungou – Mines
· Sylvie Baïpo-Temon – Affaires étrangères
· Hervé Ndoba – Finances publiques
Des changements ciblés dans certains ministères
Quelques ministres changent de portefeuille dans le cadre de ce remaniement, principalement dans des secteurs jugés sensibles :
· Arthur Bertrand Piri quitte l’Énergie pour les Travaux publics
· Hassan Bouba passe de l’Élevage à l’Urbanisme
· Maxime Balalou quitte la Communication pour le Commerce
· Evariste Ngamana prend en charge la Communication gouvernementale
Ces ajustements visent une réorganisation administrative pour améliorer l’action publique. Par ailleurs, dix nouveaux membres font leur entrée dans l’exécutif.
Nouveaux profils et priorités politiques
Plusieurs personnalités inédites intègrent le gouvernement, reflétant les priorités de l’exécutif :
· Marc Mandaba, ancien porte-parole de campagne du président, devient ministre de l’Économie et des Finances
· Bienvenu Zokoue, ex-directeur général de la police, est nommé ministre de l’Intérieur, chargé de la sécurité publique
· Henri Wanzet reçoit le portefeuille du suivi des accords de paix et des programmes de désarmement des groupes armés
L’équipe compte touteusement seulement cinq femmes. Le secteur de la culture et du tourisme reste, quant à lui, sans portefeuille dédié, un point qui a attiré l’attention. Les autorités centrafricaines entendent poursuivre la mise en œuvre des réformes et consolider les acquis récents. Dans le contexte post-électoral, la continuité gouvernementale est un choix assumé pour garantir la stabilité institutionnelle et maintenir le cap sécuritaire, économique et diplomatique.
Aristide HAZOUME