Le nouveau président chilien José Antonio Kast a pris ses fonctions mercredi. Cet avocat ultraconservateur promet un “gouvernement d’urgence” pour répondre aux crises sécuritaires et migratoires.
José Antonio Kast est officiellement devenu président du Chili. La cérémonie s’est déroulée mercredi à Valparaiso, devant le Parlement. Il succède au président de gauche Gabriel Boric, élu en décembre dernier. Dans son premier discours, le nouveau chef de l’État a fixé le cap. Il veut un “gouvernement d’urgence” pour agir vite. Selon lui, le pays fait face à plusieurs crises : la sécurité, la santé, l’éducation et l’emploi. Il promet de rétablir l’ordre et de rassurer la population.
Dès son arrivée au pouvoir, José Antonio Kast a signé six décrets. Trois d’entre eux visent à freiner l’immigration irrégulière. Il a notamment ordonné la construction de barrières physiques à la frontière avec la Bolivie. L’objectif est clair : limiter l’entrée des migrants. Le chiffre est parlant : près de 337 000 étrangers sans papiers vivent actuellement au Chili. La lutte contre l’immigration illégale a été un thème majeur de sa campagne électorale.

Le président a aussi annoncé un audit complet des ministères. Il veut évaluer la situation laissée par le gouvernement sortant. Son constat est sans appel : le pays se trouve dans un état “plus difficile que prévu”. Plusieurs dirigeants étrangers ont fait le déplacement. Le président argentin Javier Milei et son homologue équatorien Daniel Noboa étaient présents. La militante vénézuélienne María Corina Machado, prix Nobel de la paix, a également assisté à la cérémonie.
Avec José Antonio Kast, le Chili rejoint la vague de gouvernements conservateurs en Amérique latine. Mais le nouveau président devra composer avec un Parlement fragile. Les équilibres politiques restent instables. Pour faire adopter ses réformes, il devra négocier et convaincre.
Aristide HAZOUME