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La préfecture de police de Paris a annoncé l’interdiction de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF), qui devait se tenir du 3 au 6 avril au Bourget (Seine-Saint-Denis). Cette décision, prise jeudi 2 avril, est justifiée par les autorités par un risque terroriste élevé et des menaces potentielles contre la sécurité des participants.

Selon l’arrêté préfectoral, cet événement, qui rassemble habituellement un grand nombre de participants, se déroule dans un contexte national et international particulièrement tendu. La préfecture souligne que la menace est accentuée par un attentat récemment déjoué contre la Bank of America à Paris, ce qui illustre la persistance d’un risque terroriste sur le territoire français.

Outre ce danger, les autorités évoquent la possibilité que des groupes d’extrême droite cherchent à perturber le rassemblement, notamment dans un climat politique marqué par la polarisation des débats lors des récentes élections municipales. La préfecture juge que ces facteurs rendent la tenue de la RAMF incompatible avec les impératifs d’ordre public.

Organisée par l’association Musulmans de France, issue de l’ex-Union des organisations islamiques de France (UOIF), la RAMF est présentée comme le plus grand rassemblement musulman d’Europe, combinant conférences, expositions et stands commerciaux. Le salon n’avait pas eu lieu depuis 2019, en raison de la pandémie et de circonstances sécuritaires antérieures.

En réaction, les organisateurs ont annoncé leur intention de contester la décision devant la justice administrative. Ils estiment que l’interdiction porte atteinte à la liberté de réunion et à la tenue de leur événement annuel.

Par ailleurs, le gouvernement français prépare un nouveau projet de loi sur le séparatisme et l’« entrisme islamiste », qui devrait être présenté fin avril. Ce texte prévoit, entre autres, la possibilité de dissoudre certaines structures, de geler des avoirs ou d’interdire des publications incitant à la haine ou à la discrimination.

Aristide HAZOUME

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