La justice française ouvre une information judiciaire contre Fabrice Leggeri ce mardi 24 mars 2026. Il a dirigé Frontex entre 2015 et 2022. Il est soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture. Une plainte de la Ligue des droits de l’homme est à l’origine de l’affaire.
La cour d’appel de Paris a autorisé l’enquête le 18 mars. Un juge d’instruction va maintenant examiner les faits. Plusieurs ONG accusent Fabrice Leggeri d’avoir fermé les yeux sur des refoulements de migrants. La LDH affirme qu’il a encouragé des interceptions en mer. Les migrants étaient alors renvoyés vers les garde-côtes libyens ou grecs. Ils s’exposaient ainsi à des détentions arbitraires et à des violences.
Un bilan humain lourd
Depuis 2014, plus de 34 000 migrants sont morts en Méditerranée. L’ONU dénonce des violations graves des droits humains en Libye. Pour l’avocat de la LDH, cette procédure est inédite. Elle cherche à savoir si les décisions de l’ex-patron de Frontex engagent sa responsabilité pénale. Au-delà de ce cas, l’affaire interroge la politique migratoire européenne.
Aristide HAZOUME
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