En France, le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé. Une proposition de loi de Gabriel Attal veut changer la règle. Elle autoriserait certains salariés à travailler ce jour-là.
Le texte vise surtout les boulangers, les fleuristes et quelques secteurs culturels. Ses partisans parlent d’une adaptation aux réalités économiques. Ils citent les métiers de service et ceux liés à la continuité d’activité. À l’Assemblée nationale, les débats ont été vifs. Les députés ont adopté une motion de renvoi en commission. Le projet a ensuite été transmis à une commission mixte paritaire.
La gauche s’oppose fermement. Elle dénonce une remise en cause d’un acquis social. Le 1er mai a une forte valeur symbolique. C’est la journée internationale des travailleurs. La CGT juge que la mesure banaliserait le travail ce jour-là. Le Rassemblement national soutient le texte. Une partie du bloc central aussi. Ces alliances inattendues alimentent les critiques.
Au-delà du débat social, Gabriel Attal joue une carte politique. Il veut renforcer son positionnement auprès des artisans et des employeurs. Les prochaines échéances électorales approchent.
Aristide HAZOUME