Deux proches de l’opposition guinéenne ont été enlevés récemment, dans un climat politique de plus en plus tendu. Les familles et mouvements civiques dénoncent des pratiques récurrentes, tandis que les autorités guinéennes n’ont pas encore réagi officiellement. Depuis l’arrivée au pouvoir de la junte de Mamady Doumbouya en 2021, les cas d’enlèvements visant l’opposition se multiplient.
Deux nouvelles disparitions inquiètent l’opposition en Guinée : un adolescent de 15 ans et un responsable politique sont portés disparus. Leurs familles dénoncent des enlèvements ciblés. Le fils du blogueur Ansou Damaro Camara, connu sous le nom de « Général 5 étoiles », a été enlevé mardi dans la banlieue de Kissosso, en périphérie de Conakry. Un proche de l’adolescent aurait été enlevé simultanément. Le blogueur, critique du pouvoir, vit actuellement en exil et a alerté l’opinion via les réseaux sociaux. Le mouvement citoyen « Tournons la page » a dénoncé l’acte, évoquant une pression exercée sur des familles et qualifiant ces pratiques d’illégales et moralement inacceptables.
Un autre cas concerne Thierno Sadou Bah, responsable de l’opposition guinéenne et membre du parti UFDG (basé au Liberia), porté disparu depuis le 21 avril. L’opposant Cellou Dalein Diallo a relayé cette disparition, dénonçant un mode opératoire visant les voix critiques. Selon lui, les proches des opposants deviennent des cibles indirectes.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Mamady Doumbouya en 2021, les cas d’enlèvements se multiplient en Guinée, ciblant notamment des proches d’opposants en exil. Parmi les faits marquants récents :
· La mère et la sœur de Tibou Camara ont été enlevées, puis libérées après plusieurs jours de détention.
· Des enfants du chanteur Elie Kamano, critique du régime, ont également été enlevés.
· Le père du journaliste Mamoudou Babila Keita a disparu dans des circonstances similaires.
Ces enlèvements renforcent les inquiétudes sur les libertés publiques en Guinée. Les organisations civiles dénoncent une hausse des disparitions forcées et réclament vérité et protection pour les familles. Pourtant, les autorités guinéennes n’ont commenté aucune de ces accusations. Ce silence officiel alimente les tensions politiques et laisse craindre une détérioration supplémentaire du climat sécuritaire. La situation reste préoccupante pour les opposants et leurs proches, alors que le pays est toujours dirigé par la junte issue du coup d’État de 2021.
Aristide HAZOUME
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