L’administration américaine prépare plusieurs scénarios militaires contre l’Iran, alors que le délai légal d’intervention suscite des tensions à Washington. Les négociations sur le nucléaire iranien restent dans l’impasse, et le commandement central américain (CENTCOM) a présenté des options stratégiques à Donald Trump. Dans un contexte régional marqué par une fragile trêve, la menace d’une escalade s’intensifie.
L’administration de Donald Trump étudie des options militaires contre l’Iran. Un briefing stratégique a été présenté par le commandement central américain (CENTCOM). Cette réunion intervient dans un contexte de tensions persistantes au Moyen‑Orient. Le délai légal de 60 jours pour engager des opérations militaires, défini par la War Powers Resolution, arrive à échéance. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth conteste cette échéance, estimant que le cessez‑le‑feu suspend le décompte légal.
L’amiral Brad Cooper a dirigé ce briefing. Selon des sources médiatiques, des frappes ciblées sont envisagées : opérations rapides et coordonnées contre des infrastructures militaires stratégiques iraniennes, voire contre certains dirigeants. Des systèmes d’armement avancés seraient mobilisés, dont le missile hypersonique Dark Eagle, qui représente une nouvelle génération d’armes stratégiques américaines.
D’autres options non militaires sont également étudiées par Washington. Le contrôle du détroit d’Ormuz zone essentielle pour le transport mondial de pétrole figure parmi les scénarios. Une opération spéciale visant le programme nucléaire iranien est également envisagée, pour sécuriser les stocks d’uranium enrichi. Les États‑Unis accusent l’Iran de visées militaires nucléaires, mais les discussions diplomatiques restent bloquées.
Washington espère relancer les négociations par la pression stratégique, misant sur une position plus souple de Téhéran. Selon le média Axios, ces options visent aussi à influencer les négociations. Un précédent briefing similaire avait eu lieu fin février. Donald Trump privilégie également des mesures économiques et maritimes : il estime qu’un blocus portuaire serait plus efficace que des frappes aériennes. La situation reste incertaine malgré la trêve actuelle. Les décisions américaines dépendront de l’évolution diplomatique et sécuritaire dans les prochaines semaines.
Aristide HAZOUME
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