Les autorités sanitaires ont évacué 94 passagers et membres d’équipage du MV Hondius. Malheureusement, deux passagers ont été testés positifs à l’hantavirus Andes. Car cette souche rare se transmettre entre humains. Mais, l’OMS recommande désormais une surveillance renforcée.
Deux cas confirmés après l’évacuation du navire
Le navire de croisière MV Hondius fait l’objet d’une importante opération sanitaire. Les évacuations doivent s’achever ce lundi. Parmi les personnes rapatriées, une Française et un Américain ont été testés positifs. Les deux patients ont été placés à l’isolement dans leurs pays respectifs. Dimanche, 94 passagers et membres d’équipage ont quitté le navire, représentant 19 nationalités différentes.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère ces personnes comme des contacts à haut risque. Une surveillance médicale renforcée a été recommandée. L’OMS préconise une quarantaine pouvant atteindre 42 jours afin de limiter toute propagation du virus. Selon les autorités sanitaires, six cas confirmés ont été recensés et huit cas suspects restent sous investigation. Trois décès liés au virus ont déjà été signalés. Les autorités poursuivent leurs analyses médicales.
Une souche rare inquiète les autorités sanitaires
La variante détectée à bord est l’hantavirus Andes.Cette souche rare peut se transmettre d’homme à homme. Son délai d’incubation, pouvant atteindre six semaines, renforce les inquiétudes sanitaires internationales. Le navire avait quitté Ushuaïa le 1er avril dernier et devait rejoindre les Pays-Bas. Face à cette situation, les autorités des îles Canaries ont exprimé leurs réserves : plusieurs responsables refusaient l’accostage du navire, et des habitants avaient manifesté leurs inquiétudes. Les autorités locales ont renforcé les mesures de prévention. Les experts rappellent que l’hantavirus, bien que rare, est dangereux et peut provoquer de graves complications respiratoires. Les opérations sanitaires se poursuivent actuellement autour du navire, tandis que les autorités internationales surveillent de près l’évolution du foyer épidémique.
Aristide HAZOUME