La Chambre des représentants a adopté jeudi 22 octobre le programme gouvernemental 2026-2031. Le texte a recueilli 204 voix pour et 127 contre. Fatima Ezzahra El Mansouri promet des résultats mesurables sur le pouvoir d’achat, l’emploi et les services publics.
Un vote de confiance au terme d’un débat nourri
Le scrutin a mobilisé 331 votants. La majorité, composée du PAM, de l’Istiqlal, de l’USFP et du PPS, a soutenu le texte. L’opposition a voté contre. Les échanges ont porté sur le coût de la vie et l’emploi des jeunes. La qualité des services de santé et d’éducation a également été débattue. La lutte contre la corruption et les conflits d’intérêts a été abordée. L’opposition a réclamé un calendrier précis des réformes.
Des engagements chiffrés et un premier test budgétaire
Le programme prévoit une hausse de l’aide sociale directe. Elle passera de 500 à 1 000 dirhams d’ici 2031. Une compensation automatique équivalente à la facture d’électricité est prévue pour les ménages éligibles. L’exécutif vise une croissance moyenne de 5 % par an. L’inflation doit rester autour de 2 %. Le déficit budgétaire sera maintenu à 3 % du PIB. Quelque 30 % de la valeur des marchés publics seront réservés aux PME marocaines. Un mécanisme coordonné avec le Conseil de la concurrence ciblera les monopoles. Les intermédiaires spéculatifs sont aussi visés. Le PLF 2027 constituera le premier test de ces engagements.
Aristide HAZOUME