Les Algériens sont appelés aux urnes ce jeudi 2 juillet pour élire leur Assemblée populaire nationale. Premier scrutin post-réforme, il se déroule dans un climat de faible mobilisation, sous les critiques de l’opposition et dans l’incertitude quant à la participation.
La participation, principal enjeu du scrutin
Les électeurs désigneront les 407 députés qui siégeront pour cinq ans. Le président Abdelmadjid Tebboune a signé le décret de convocation. L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) pilote le processus. La campagne officielle s’est achevée le 29 juin. Le silence électoral est désormais en vigueur. Les autorités multiplient les appels à la mobilisation. Elles craignent un nouveau record d’abstention. Plusieurs formations d’opposition jugent la campagne atone. Elles dénoncent l’invalidation de nombreuses candidatures par l’ANIE. Selon elles, les rejets manquent de fondements juridiques clairs. Les observateurs considèrent le taux de participation comme un indicateur clé. Il traduira la confiance, ou la défiance, des citoyens envers leurs institutions.
Une offre politique en quête de renouveau
Le Hirak de 2019 avait porté l’espoir d’une refondation politique. Pourtant, les principales formations restent dirigées par les mêmes figures historiques. Quelques indépendants, issus de la société civile ou du monde universitaire, tentent une percée. Ils déplorent toutefois leur faible accès aux médias publics. L’Assemblée sortante demeure dominée par le FLN, le RND et le MSP. Les petites structures peinent à faire entendre leur voix. Le politologue Kader Abderrahim estime que ce scrutin vise aussi à stabiliser l’image du pays à l’international. Il souligne néanmoins que les tensions politiques internes et les restrictions demeurent des réalités persistantes.
Aristide HAZOUME