Les Israéliens votent le 27 octobre pour renouveler la Knesset. Les derniers sondages créditent les deux grands blocs de 51 à 53 sièges chacun. Aucun ne peut atteindre le seuil de 61 sièges. Les partis arabes pourraient devenir faiseurs de rois.
Une impasse annoncée entre Netanyahu et Eisenkot
La campagne s’achève sur un coude-à-coude. L’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot devance Benjamin Netanyahu comme Premier ministre préféré. Il recueille 43 % des intentions contre 38 % selon un sondage KAN du 12 octobre. Mais la dynamique des blocs reste bloquée. Une moyenne de sept enquêtes place les deux camps à 51 sièges. Le seuil de 61 sièges reste hors de portée. Le système proportionnel intégral contraint les partis à des alliances. Le Likoud et Yashar se disputent la première place. Les deux formations oscillent entre 20 et 25 sièges selon les instituts. L’écart reste dans la marge d’erreur.
Le vote arabe, variable décisive du scrutin
Les partis arabes progressent dans les projections. La Liste arabe unifiée et Ra’am pourraient cumuler 14 à 15 sièges. Ce total en ferait des partenaires incontournables pour toute coalition. Leur participation reste l’inconnue majeure. En 2022, seuls 53,2 % des électeurs arabes s’étaient déplacés. La moyenne nationale atteignait 70,6 %. Une mobilisation forte pourrait faire basculer le rapport de force. « Nous sommes les faiseurs de rois », affirme Ahmad Tibi, chef de Ta’al. Il appelle à une participation massive contre « ce gouvernement fasciste, raciste et criminel ». Les deux principaux blocs courtisent pourtant peu cet électorat. Une partie des électeurs indécis reste élevée, autour de 10 % à une semaine du vote.
Aristide HAZOUME