La Compagnie nationale du pétrole (NOC) a annoncé mardi soir la maîtrise totale des incendies à la raffinerie de Zawiya. Frappée par une série de drones depuis dimanche, l’installation stratégique reste menacée. Tripoli promet des poursuites.
L’incendie principal a éclaté lundi soir. Un réservoir de 4,5 millions de litres d’essence a été touché. Il s’est entièrement consumé avant de s’effondrer. Les secours ont refroidi les cuves voisines pour éviter une catastrophe. « Nous sommes passés près de la tragédie », a déclaré Hamdi al-Bishti, responsable de la Brega Oil Company. Une cinquième attaque a visé un réservoir de diesel mardi. Les pompiers ont rapidement circonscrit ce second sinistre. La NOC a décrété l’état d’urgence maximal. Elle menace de déclarer la force majeure si les frappes continuent.
Une série d’attaques sans précédent
Depuis dimanche, la raffinerie essuie des frappes répétées. Un réservoir de naphta et une usine de dessalement ont déjà été visés. Des débris de drone et des obus de mortier ont été retrouvés sur le site. L’identité des auteurs reste inconnue. Aucune revendication n’a été enregistrée.
Une installation vitale pour l’ouest libyen
Avec 120 000 barils par jour, Zawiya est la plus grande raffinerie en activité du pays. Elle alimente les centrales électriques de l’Ouest. Les livraisons de carburant ne sont pas affectées pour l’instant. Mais la répétition des frappes expose la vulnérabilité du secteur. La Libye reste divisée entre deux autorités rivales. L’ONU a appelé à la fin des affrontements.
Aristide HAZOUME