Au moins 48 civils ont été tués dimanche 18 octobre à Tagadayat, près de Ménaka. Des hommes armés à moto ont visé des campements de la communauté Daoussahak. Le Bureau exécutif de la communauté attribue l’attaque à l’État islamique.
Un bilan lourd et une attribution communautaire
L’attaque a visé plusieurs campements à environ 50 km de Ménaka. Des hommes armés sont arrivés à moto et ont tiré sur les habitants. Des maisons ont été incendiées et du bétail volé. Le Bureau exécutif de la communauté Daoussahak a publié un communiqué lundi. Il fait état d’« au moins 48 civils tués » à Tagadayat. Il condamne un « massacre » et appelle à une aide humanitaire d’urgence. D’autres sources évoquent un bilan plus lourd. Une source sécuritaire à Gao fait état de 50 morts, dont des jeunes et des personnes âgées. Des responsables locaux cités par Reuters avancent un bilan provisoire de 48 à plus de 70 victimes.
Des représailles liées à des exactions préalables
L’attaque s’inscrit dans un cycle de violences dans la région de Ménaka. Des sources sécuritaires et locales évoquent des représailles. Elles pointent des exactions commises la semaine précédente. Des miliciens du MSA, accompagnés de l’armée malienne et de l’Africa Corps russe, auraient ciblé des civils. Ces derniers étaient soupçonnés d’informer l’État islamique. « Ils ont tué une douzaine de personnes, incendié des maisons et volé des biens », a déclaré un responsable municipal. L’armée malienne a confirmé des opérations dans la zone. Elle affirme avoir frappé une « base majeure » terroriste.
Aristide HAZOUME