L’armée nigériane a libéré jeudi matin neuf otages dans l’État de Kogi, selon un communiqué officiel. Les victimes sont cinq garçons, deux filles et deux femmes. Mais, ils avaient été enlevées fin avril dans une zone isolée. Cette opération s’inscrit dans la lutte contre les enlèvements de masse qui frappent le pays.
Opération militaire dans la forêt d’Agbaja
Les troupes ont mené des recherches intensives avant de localiser les otages dans la forêt d’Agbaja, près de Lokoja. Cinq garçons, deux filles et deux femmes ont été libérés. Selon l’armée, les deux femmes seraient des proches du responsable de l’orphelinat islamique. L’armée affirme avoir entièrement sécurisé la zone avant l’extraction des victimes. Les forces armées ont rapidement coordonné l’ensemble de l’opération. Les victimes sont désormais prises en charge médicalement.
Aucune information n’a été communiquée sur les ravisseurs pour l’instant. La zone reste sous surveillance renforcée après l’intervention militaire. Les autorités locales continuent de collaborer avec l’armée pour sécuriser la région. Des unités spécialisées restent déployées dans les zones boisées environnantes.
Enlèvement massif et sécurité fragile au Nigeria
Vingt-trois enfants avaient été enlevés dans la nuit du 26 avril dans un orphelinat situé dans une zone isolée près de Lokoja. Une quinzaine d’entre eux avaient été libérés immédiatement après l’enlèvement. Le commissaire à l’information a qualifié l’établissement d’« illégal » et de « non enregistré ». Selon lui, aucune autorisation officielle n’avait été obtenue auprès des autorités.
Le Nigeria fait face à de multiples enlèvements dans plusieurs régions. Les groupes armés ciblent régulièrement les zones rurales vulnérables. Les violences incluent une insurrection djihadiste, la criminalité organisée et des tensions communautaires. Les autorités renforcent progressivement les dispositifs de sécurité locaux. Le gouvernement promet une réponse plus ferme contre les ravisseurs. Des enquêtes sont ouvertes pour identifier les réseaux criminels responsables. La situation sécuritaire reste une préoccupation majeure.
Les familles des victimes sont toujours sous le choc. Des ONG appellent à renforcer la protection des enfants vulnérables au Nigeria. Le centre du pays est régulièrement touché par des violences armées. Le dispositif sécuritaire reste fortement mobilisé.
Aristide HAZOUME