Société

RDC : La réserve de Yangambi érigée en modèle mondial par l’UNESCO

L’UNESCO a publié une évaluation mondiale de ses sites protégés, concernant près de 2 300 espaces. Ces zones couvrent une superficie équivalente à celle de l’Inde et de la Chine réunies et abritent environ 10 % de la population mondiale. Parmi elles, la réserve de Yangambi, en République démocratique du Congo, se distingue comme un modèle de gestion durable.

Un équilibre entre conservation et activités humaines

Située dans la province de la Tshopo, près de Kisangani, Yangambi existe depuis près d’un siècle. Elle bénéficie du soutien de l’UNESCO depuis 1977. Son approche repose sur un principe clé : concilier protection environnementale et besoins des populations locales. Environ 150 000 habitants vivent dans cette zone forestière et dépendent fortement des ressources naturelles disponibles.

Promotion de pratiques agricoles durables

Pour réduire la pression sur la forêt, des initiatives sont mises en place : les populations sont accompagnées vers l’agroécologie, une méthode qui améliore les rendements agricoles tout en protégeant les écosystèmes. Par ailleurs, l’exploitation du bois évolue progressivement. Le bois énergie provient désormais de plantations agroforestières contrôlées, ce qui limite la déforestation et favorise la régénération forestière.

Une innovation scientifique au cœur de la réserve

Yangambi se distingue également par ses infrastructures scientifiques, dont une tour à flux unique dans le bassin du Congo. Haute de 55 mètres, elle surplombe la canopée et mesure la capacité de la forêt à absorber le dioxyde de carbone. Le bassin du Congo est considéré comme l’un des plus grands puits de carbone au monde. La réserve de Yangambi contribue activement à cette fonction essentielle. Toutefois, les effets du changement climatique continuent de menacer ces écosystèmes. L’UNESCO insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection.

Vers un renforcement des investissements environnementaux

Les experts appellent à développer davantage d’infrastructures similaires dans la région afin d’améliorer la compréhension scientifique des forêts tropicales. De nouveaux financements sont attendus pour soutenir ces initiatives. La réserve de Yangambi apparaît ainsi comme un laboratoire vivant pour l’avenir de la planète.

Aristide HAZOUME

redacteur3.0

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