Au Rwanda, les autorités ont procédé à la réinsertion de 214 personnes affiliées à des groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dont des membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ce groupe comprenait à la fois d’anciens combattants et des civils associés aux milices, accueillis après plusieurs mois de prise en charge dans un centre de démobilisation.
Parmi eux, Kazungu Kabahizi, ancien sergent, raconte avoir décidé de fuir après de violents affrontements contre le M23. « Beaucoup de mes compagnons étaient morts ou blessés. J’ai compris qu’il fallait partir, même si c’était risqué », confie-t-il. Tous ont transité par le centre de démobilisation de Mutobo, où ils ont suivi des formations civiques et bénéficié d’un accompagnement à la réinsertion. Selon la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC), plus de 12 000 personnes ont déjà participé à ce programme depuis 2001.
Les autorités insistent sur l’importance de l’accueil par les communautés locales. « Lorsqu’ils déposent les armes, il faut leur accorder le bénéfice du doute », a déclaré la présidente de la commission. La majorité des ex-combattants ont été réinstallés au sein de leurs familles, notamment dans le district de Rubavu, marquant ainsi une nouvelle étape vers la stabilité régionale.
Aristide HAZOUME