La tension politique s’intensifie en Somalie. À Mogadiscio, de violents affrontements ont opposé forces gouvernementales et groupes proches de l’opposition. Mais, l’ancien président Sharif Cheikh Ahmed accuse le pouvoir de mener des actes d’intimidation, tandis que plusieurs partenaires internationaux appellent au dialogue et à la retenue.
Violents affrontements dans la capitale somalienne
La capitale somalienne a connu une nouvelle flambée de violence. Des échanges de tirs ont éclaté entre les forces de sécurité et des groupes soutenant l’opposition dans plusieurs quartiers de Mogadiscio. Des habitants ont signalé des explosions, des tirs d’armes lourdes et des mouvements de population fuyant vers des zones plus sûres. Selon plusieurs témoins, les affrontements ont débuté mercredi en fin d’après-midi pour se poursuivre jusqu’au jeudi matin. Des véhicules blindés ont été déployés sur les principaux axes de la ville, et des dégâts matériels ont été constatés dans les zones touchées. Cette crise intervient dans un contexte de fortes tensions politiques. L’opposition conteste les réformes constitutionnelles adoptées par le Parlement en mars. Ces changements pourraient permettre au président Hassan Sheikh Mohamud de rester au pouvoir une année supplémentaire et de reporter les élections.
Sharif Ahmed dénonce des pressions politiques
L’ancien président Sharif Cheikh Ahmed affirme que sa résidence a été ciblée par les forces gouvernementales. Il accuse le pouvoir d’exercer des pressions contre les figures de l’opposition et rejette les modifications constitutionnelles, qu’il juge illégales. De son côté, la police de Mogadiscio soutient que les violences sont liées à des attaques organisées par des groupes armés poursuivant des objectifs politiques. Les autorités affirment avoir répondu à des menaces sécuritaires dans la capitale.
Face à l’escalade, plusieurs partenaires internationaux ont exprimé leur inquiétude. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union africaine et l’IGAD ont appelé toutes les parties à cesser les hostilités, à protéger les civils et à privilégier le dialogue. Malgré une accalmie observée jeudi, un important dispositif sécuritaire demeure déployé à Mogadiscio, où la situation reste particulièrement tendue.
Cet article est basé sur une information d’Africanews.
Aristide HAZOUME