La participation de l’Iran à la Coupe du monde 2026 est incertaine. Le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a évoqué un possible boycott de la compétition organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, en raison des fortes tensions diplomatiques avec Washington.
Les relations entre les deux pays se sont particulièrement dégradées ces derniers mois, dans le contexte des crises au Moyen-Orient. Selon Téhéran, envoyer l’équipe nationale sur le sol américain poserait des problèmes diplomatiques et sécuritaires.
La FIFA, qui n’a reçu aucune notification officielle de retrait, rappelle que toutes les équipes qualifiées doivent pouvoir participer. Son président Gianni Infantino insiste sur ce principe. Les États-Unis assurent de leur côté que toutes les sélections, y compris l’Iran, seront autorisées à entrer sur leur territoire. Ce ne serait pas une première : les rencontres Iran-USA ont toujours eu une forte charge politique depuis 1979. Mais le contexte actuel rend la situation plus explosive.

En attendant une décision officielle, l’avenir de la participation iranienne reste suspendu à l’évolution des relations diplomatiques dans les mois à venir. Le football se retrouve une nouvelle fois pris dans un étau géopolitique.
Aristide HAZOUME