À moins de deux semaines du scrutin présidentiel du 19 juillet 2026 à São Tomé-et-Príncipe, le président sortant, Carlos Vila Nova, fait valoir son bilan et s’engage à amplifier les transformations engagées. Candidat de l’Action démocratique indépendante (ADI), il mise sur la stabilité politique, la relance économique et la modernisation du pays pour convaincre les électeurs.
Une campagne placée sous le signe de la stabilité et du développement
Carlos Vila Nova s’apprête à solliciter un nouveau mandat des Santoméens, à l’occasion de l’élection présidentielle fixée au 19 juillet 2026, conformément au calendrier officiel publié par les autorités électorales. Né le 27 juillet 1959 à Neves, ce chef d’État dispose d’une solide expérience administrative et politique. Ingénieur en télécommunications formé en Algérie, il a évolué dans les secteurs public et privé avant de faire son entrée en politique en 2010. Il occupe alors plusieurs postes ministériels liés aux infrastructures et aux ressources naturelles, avant de remporter la présidentielle de 2021.
Depuis son accession à la magistrature suprême, il a placé son action autour de priorités claires : modernisation des infrastructures, accès à l’énergie, soutien à l’emploi et assainissement de la gouvernance économique. Son programme insiste également sur la diversification de l’économie nationale, avec un accent particulier sur le tourisme, l’agriculture et le potentiel énergétique de l’archipel, identifiés comme leviers stratégiques de développement.
Un président sortant déterminé à poursuivre ses réformes
À quelques jours du vote, Carlos Vila Nova présente son expérience comme un atout déterminant. Il affirme sa volonté de mener à bien les projets initiés durant son quinquennat, tout en reconnaissant l’ampleur des défis qui attendent le pays : répondre aux attentes sociales, améliorer l’accès aux services de base et favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, notamment.
La campagne présidentielle se déroule dans un climat marqué par d’importants enjeux économiques et institutionnels. Face à lui, plusieurs candidats proposent des alternatives, espérant séduire un électorat en quête de renouveau. Mais pour le président sortant, ce scrutin constitue une nouvelle étape politique majeure. Il défend avec constance la nécessité d’une continuité réformatrice, gage selon lui de stabilité et de progrès pour São Tomé-et-Príncipe.
Aristide HAZOUME