La troisième édition du Festival des Masques a transformé Porto-Novo en scène vivante du patrimoine immatériel béninois. Figures emblématiques et troupes internationales ont défilé devant des milliers de spectateurs. Un colloque scientifique a accompagné les festivités pour ancrer la tradition dans la réflexion contemporaine
Les figures sacrées investissent la capitale
Les Egungun, Zangbeto et Guèlèdè ont animé cinq places historiques . Le Gounouko a offert sa danse hypnotique à la place Abessan . Le Guèlèdè, inscrit au patrimoine de l’UNESCO, a déployé sa sagesse chorégraphiée . Le président Romuald Wadagni a assisté à la grande procession sur le boulevard lagunaire . Cette présence présidentielle a marqué la reconnaissance de l’État envers les traditions vodun .
Un dialogue entre science et ouverture internationale
Un colloque international a exploré le thème « Masques Vodun : Héritage et modernité » . Des chercheurs ont débattu de la transmission et de la valorisation des savoirs . Le festival a aussi accueilli des troupes venues de Côte d’Ivoire et de Chine . Le professeur Mahougnon Kakpo a rappelé que le masque est universel . Selon lui, il constitue un support de transmission et une parole vivante . L’événement s’inscrit dans la stratégie touristique du Bénin . L’objectif est d’attirer plus de deux millions de visiteurs par an d’ici 2030 .
Le Festival des Masques a confirmé son rôle de vitrine culturelle pour Porto-Novo . Les organisateurs visent à rendre ces traditions accessibles au grand public. Les visiteurs étrangers, comme Martin Cruz, ont découvert la diversité des costumes et des danses . La dimension internationale élargit la représentation des traditions masquées. L’équilibre entre ouverture et préservation du sens sacré reste un enjeu .
Aristide HAZOUME