Ce mercredi 19 août 2026, le Nigeria lance officiellement sa campagne présidentielle. À cinq mois du scrutin, l’économie et l’insécurité dominent les préoccupations des électeurs.
Dix-neuf candidats, dont trois femmes, sont en lice. Le président sortant Bola Ahmed Tinubu brigue un second mandat. Pour l’emporter, il lui faudra 25 % des suffrages dans 24 des 36 États. Près de 34 % des Nigérians se disent très inquiets pour leur économie et leur sécurité, selon SBM Intelligence.
Le parti au pouvoir, l’APC, défend les réformes de Tinubu. Fin des subventions, réformes fiscales, dévaluation du naira : des choix « nécessaires ». Le Nigeria a connu une croissance de 4 % en 2025. L’inflation est redescendue à 15,43 %, contre 33 % en 2024.
Une vie chère qui pèse sur les ménages
Ces chiffres peinent à rassurer la population. Pour un riz jollof, une famille de cinq personnes débourse désormais 18 euros. Le salaire minimum, lui, ne dépasse pas 44 euros. L’opposition cherche à capitaliser sur ce mécontentement. Atiku Abubakar (ADC) mène des campagnes d’adhésion. Peter Obi (NDC) tente d’élargir sa base au-delà du sud-est. La coalition G-100 espère une candidature unique pour éviter une fragmentation des voix.
L’insécurité, deuxième enjeu majeur
Les attaques de bandits et de jihadistes se multiplient. Dans l’État du Plateau, au moins 24 personnes ont été tuées lundi. Le sud-ouest, jusque-là épargné, a subi un enlèvement de masse. L’insécurité pourrait perturber le déroulement de la campagne.
Aristide HAZOUME