Les États-Unis ont refusé de délivrer un visa à Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée soudanaise. Le dirigeant devait s’exprimer jeudi 24 septembre devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Khartoum dénonce une violation du droit international. Le ministère soudanais des Affaires étrangères a demandé l’intervention d’António Guterres.
Un visa conditionné à un cessez-le-feu de 90 jours
Selon Reuters, Washington lie la délivrance du visa à l’acceptation d’une trêve de 90 jours. Cette proposition émane de Massad Boulos, conseiller américain pour les affaires arabes et africaines. L’armée soudanaise avait déjà exprimé des réserves en juillet. Un responsable soudanais affirme que Burhan rejette cette approche « à prendre ou à laisser ». Le ministre des Affaires étrangères Mohieldin Salem devrait finalement prononcer le discours.
Washington dénie toute légitimité aux belligérants
Le porte-parole du Département d’État, Tommy Pigott, a durci le ton mardi. Ni l’armée soudanaise, ni les Forces de soutien rapide (RSF), ni leurs dirigeants « ne représentent une gouvernance légitime et constitutionnelle pour le Soudan ». Washington promet d’« accroître le coût du conflit » pour tous les belligérants. La guerre, qui dure depuis avril 2023, a déplacé plus de 10 millions de personnes. L’ONU qualifie cette crise de la pire au monde.
Aristide HAZOUME