Le Roi Mohammed VI a présidé mercredi 4 novembre 2026 une séance de travail au Palais royal de Rabat. Le Cabinet royal a fixé la feuille de route de l’après-MINURSO et réaffirmé l’attachement du Royaume au cessez-le-feu.
Le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara (MINURSO) a expiré le 31 octobre 2026. Le Conseil de sécurité n’a pas reconduit la mission, en raison d’un double veto russo-américain. La séance royale s’inscrit dans le suivi de cette échéance historique. Elle a réuni la cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri, le conseiller Fouad Ali El Himma, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit et le général Mohammed Berrid.
Un retrait coordonné par le ministère de l’Intérieur
Le Roi a donné ses Hautes Instructions pour un accompagnement ordonné du retrait onusien. Le Bureau de coordination avec la MINURSO, relevant du ministère de l’Intérieur, en sera chargé. Il coordonnera la liquidation et le départ de la mission avec les Nations unies. L’ONU prévoit le rapatriement de 160 observateurs militaires et le retrait de 180 civils. La fermeture de 13 sites est également programmée. Cette opération se déroulera dans un esprit de responsabilité et de coopération, selon le communiqué royal.
Cessez-le-feu et autonomie : les piliers de la position marocaine
Le Cabinet royal a réaffirmé « l’attachement ferme du Royaume au cessez-le-feu ». Cet engagement « volontariste » ne changera pas avec la fin de la mission onusienne. Le communiqué souligne aussi que le contexte de création de la MINURSO est aujourd’hui dépassé. Rabat réaffirme que l’autonomie demeure la seule solution politique au conflit. Cette position s’appuie sur la reconnaissance croissante de la souveraineté marocaine sur le Sahara. La séance précède le 51e anniversaire de la Marche verte, prévu le 6 novembre 2026.
Aristide HAZOUME