L’ONU n’a qu’un cinquième des fonds demandés contre El Niño. Le PAM et la FAO réclament 202 millions de dollars. Il manque 160 millions pour aider neuf millions de personnes.
L’ONU ne dispose que d’environ un cinquième des financements sollicités. En juin, le PAM et la FAO ont lancé un appel. Il vise 202 millions de dollars. Près de neuf millions de personnes sont concernées. Elles vivent dans 22 pays touchés par l’insécurité alimentaire aiguë. Il manque encore 160 millions de dollars.
El Niño menace la sécurité alimentaire mondiale
L’épisode actuel devrait atteindre son maximum entre octobre et décembre. Il pourrait être le plus intense jamais enregistré. Il amplifie les effets du changement climatique d’origine humaine. Les projections annoncent des conséquences variables selon les régions. Certaines zones connaîtront un déficit de précipitations et des sécheresses. D’autres subiront des pluies excessives et des inondations. Rein Paulsen, de la FAO, parle d’un multiplicateur du risque. Les conflits, les déplacements et la malnutrition aggravent la situation. Plus de la moitié des 22 pays les plus exposés sont en Afrique. Les autres sont en Asie-Pacifique, en Amérique latine et dans les Caraïbes.
L’Afrique et la Somalie en première ligne
En Somalie, l’ONU alerte sur des niveaux élevés de faim. La malnutrition aiguë des enfants pourrait s’aggraver. En août, le Norwegian Refugee Council comptait six millions de Somaliens en crise. Plus de 700 000 personnes ont été déplacées depuis janvier. La sécheresse a provoqué 500 000 déplacements. Des projections scientifiques évoquent 451 000 décès supplémentaires d’ici février. La FAO et le PAM défendent une intervention préventive. Les systèmes d’alerte précoce peuvent réduire les conséquences. Mais le manque de financement limite cette capacité. Les financements manquants freinent la prévention. Les pays les plus vulnérables sont déjà fragilisés. L’appel de juin couvre 22 pays. Les besoins augmentent avec El Niño. Les organisations veulent éviter une crise humanitaire majeure. Une action rapide peut sauver des vies. L’ONU appelle à agir avant que les sécheresses et inondations ne deviennent des crises. Nous savons ce qui est nécessaire, explique Rein Paulsen.
Aristide HAZOUME