La députée de Wouri-Est a annoncé sa démission du PCRN le 26 septembre 2026. Elle rejoint le Pacte Social pour la Gouvernance après dix ans de militantisme.
La députée camerounaise Nourane Moluh Hassana a démissionné du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). L’élue de Wouri-Est a officialisé son départ dans une lettre datée du 26 septembre 2026. La lettre est adressée au président du parti, Cabral Libii. La parlementaire évoque près de dix années d’engagement politique. Elle annonce dans le même courrier son ralliement au Pacte Social pour la Gouvernance (PSG).
Les raisons d’une rupture consommée
Nourane Moluh justifie sa décision par de profondes divergences idéologiques. Elle dénonce une érosion progressive de sa confiance dans le parti. Elle revient sur les critiques reçues après une invitation de la Première dame. Elle dit avoir été « jetée à la vindicte populaire » pour cet acte. La députée évoque aussi des attaques personnelles et des propos visant sa communauté. Elle dénonce un climat de repli identitaire au sein du parti. Elle refuse une conception de la politique laissant place à l’exclusion. « Je refuse que l’appartenance communautaires devienne un critère dede légitimité politique », écrit-elle.
s Un départ qui s’ajoute à d’autres défections
Cette démission intervient moins d’un an après la présidentielle d’octobre 2025. Cabral Libii a reculé à la troisième place avec 157 568 voix. Le PCRN connaît depuis une hémorragie de ses cadres. Firmin Fotsing, délégué régional pour l’Ouest, avait ouvert la voie dès octobre 2025. D’autres responsables ont suivi, dont Monfua Dominic Agem et Justin Nkakeu Aimé Ledoux. Albert Nsangou, porte-parole de Nourane Moluh, a aussi quitté le parti le même jour.
Un mandat parlementaire conservé
Nourane Moluh conserve son mandat de députée de Wouri-Est. Elle avait été élue en 2020 sous l’étiquette du PCRN. Cabral Libii a réagi avec sobriété à cette démission. Il lui a souhaité « bonne suite » sans l’attaquer. La députée affirme quitter sa formation « sans haine ni volonté de revanche ».
Aristide HAZOUME