Le président ghanéen John Dramani Mahama appelle à un forum national sur la régulation de TikTok et des nouveaux médias. Il a chargé la GJA et la MFWA de réunir les parties prenantes.
Le président ghanéen John Dramani Mahama a appelé à un débat national sur la régulation de TikTok et des nouveaux médias. Il s’exprimait à New York, le 25 septembre 2026, devant la diaspora ghanéenne. La rencontre s’est tenue en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies. Le chef de l’État a demandé que journalistes, société civile, forces de l’ordre et autres acteurs définissent ensemble un cadre. Il a chargé la Ghana Journalists Association (GJA) et la Media Foundation for West Africa (MFWA) de convoquer ce forum. Une lettre de son secrétaire exécutif a déjà été adressée à la GJA.
Un cadre sans étouffer la liberté d’expression
L’objectif affiché est de discuter de la désinformation et des propos haineux. Il s’agit aussi d’aborder les abus en ligne sans étouffer la liberté d’expression. Le président a insisté sur un point : la question ne doit pas se réduire aux insultes dirigées contre lui. « Cette peau est une peau de crocodile. Si vous m’insultez, cela ne me dérange pas », a-t-il déclaré. Il a reconnu que certaines arrestations liées à des publications sur les réseaux sociaux suscitaient des interrogations. Il a affirmé apprendre parfois ces interpellations par les médias. Il s’est dit préoccupé lorsque les motifs lui paraissent disproportionnés.
Le rôle de la police en question
Le président a posé la question du rôle de la police dans ce domaine. Faut-il intervenir davantage, moins, ou seulement pour certaines catégories de contenus ? Le forum proposé doit permettre de fixer une ligne commune. Il s’agit d’éviter que ces décisions se prennent au cas par cas. Mahama a évoqué la possibilité de laisser une liberté totale sans arrestation. Mais il a demandé si telle était la volonté des Ghanéens. Les recommandations du forum seront soumises au gouvernement pour établir des lignes directrices.
Aristide HAZOUME