Le Roi Mohammed VI a présidé mercredi 4 novembre une séance de travail au Palais royal de Rabat. Elle porte sur l’après-MINURSO. Sécurité, développement du Sud et autonomie figurent parmi les priorités royales.
Cette réunion fait suite à la non-reconduction du mandat de la MINURSO. Le Conseil de sécurité n’a pas renouvelé la mission le 30 octobre 2026. La séance s’est tenue en présence de la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri. Fouad Ali El Himma, Abdelouafi Laftit et le général Mohammed Berrid y ont également participé.
Trois priorités pour l’après-MINURSO
Le Souverain a insisté sur le strict respect de l’intégrité territoriale. La sécurité nationale et la quiétude des citoyens figurent aussi parmi les priorités. Il a ordonné une mise en œuvre « ferme et vigilante » de ces orientations. Le Bureau de coordination avec la MINURSO supervisera la liquidation et le retrait. Il relève du ministère de l’Intérieur. Le Maroc réaffirme son attachement au cessez-le-feu. Il maintient l’autonomie comme seule solution politique.
Un retrait onusien méthodique
L’ONU a lancé la phase de liquidation le 1er novembre 2026. Quelque 160 observateurs militaires seront rapatriés. Environ 180 civils et membres du personnel affilié quitteront également le territoire. La mission doit fermer 13 sites et restituer ses installations. Une équipe réduite du Département de l’appui opérationnel supervisera ces opérations. Aucun calendrier détaillé n’a encore été publié.
Sur le plan diplomatique, le projet américain avait recueilli 11 voix au Conseil de sécurité. La Russie l’a bloqué par son veto. Le texte russe concurrent n’a pas atteint les neuf voix requises. Washington juge le statu quo « inacceptable ». Sur le terrain, Laâyoune-Sakia El Hamra a été déclarée « région sans bidonvilles » le 3 novembre. Le 51e anniversaire de la Marche verte sera célébré vendredi 6 novembre.
Aristide HAZOUME