Une manifestation a eu lieu le lundi 30 mars 2026 à East London, sur la côte de l’océan Indien. Elle a dégénéré en violences dans un climat marqué par des tensions autour de la présence étrangère.
Plusieurs organisations et partis politiques étaient à l’origine du rassemblement. Ils protestaient contre une cérémonie organisée plus tôt en mars. Lors de cet événement, un membre de la diaspora nigériane avait reçu le titre d’« igwe ». Il s’agit d’une distinction symbolique propre à la culture igbo.
Selon les responsables communautaires, cet hommage visait simplement à saluer son engagement et son rôle dans la préservation des traditions. Mais en Afrique du Sud, les autorités traditionnelles sont reconnues par la loi. Cette initiative a donc été mal interprétée par une partie de la population locale. Elle a ravivé un sentiment de méfiance, voire d’hostilité, envers certains migrants, notamment nigérians.

D’abord pacifique, la marche a rapidement dégénéré. Des heurts ont éclaté, suivis d’actes de vandalisme visant des commerces. Selon la police, au moins une dizaine de véhicules ont été incendiés. Les forces de l’ordre ont dû intervenir. Elles ont fait usage de balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. Une agression au couteau a également été évoquée, sans confirmation officielle pour l’instant.
Face à la montée des tensions, les autorités sud-africaines prévoient une réunion le 8 avril. Plusieurs parties prenantes y participeront, dont des représentants de l’ambassade du Nigeria. L’objectif est d’apaiser la situation et de clarifier les circonstances de cette affaire.
Aristide HAZOUME