Des hommes armés ont attaqué un camp de déplacés installé dans une église. Le bilan provisoire fait état d’une quarantaine de victimes et de disparus.
Une nouvelle tragédie a frappé la commune de Kenscoff, dans les hauteurs de Port-au-Prince. Dans la nuit de dimanche à lundi, des membres de la coalition criminelle Viv Ansanm ont semé la terreur . Le maire Jean Massillon a dénombré une quarantaine de cadavres . “Une nuit de terreur”, a-t-il déclaré. Les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus. L’attaque a visé un camp de déplacés situé dans une église, où plusieurs personnes ont été exécutées .
Une région en proie à la violence chronique
Kenscoff subit des assauts réguliers depuis janvier 2025. Une première offensive avait fait au moins 50 morts et 3 000 déplacés . En juillet 2026, les violences ont repris avec la mort d’au moins 61 personnes, dont 14 enfants . La position stratégique de Kenscoff en fait un enjeu pour les gangs cherchant à étendre leur emprise sur la capitale .
Une réponse gouvernementale annoncée
Le gouvernement a exprimé sa “profonde compassion” et promis des renforts pour rétablir la sécurité . L’attaque survient alors qu’Haïti prépare ses premières élections générales depuis dix ans. Cependant, les experts jugent la tenue du scrutin trop risquée en raison de l’insécurité persistante.
Aristide HAZOUME