L’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC aggrave une insécurité alimentaire déjà critique. Près de trois millions de personnes sont directement touchées. Le PAM alerte sur une situation humanitaire sans précédent.
L’épidémie d’Ebola gagne du terrain en RDC. Le virus s’est propagé à cinq provinces, dont l’Ituri, le Nord-Kivu et la Tshopo. Cette flambée est désormais considérée comme la plus rapide jamais enregistrée. L’insécurité alimentaire s’aggrave dans l’est du pays. Plus de 2,65 millions de personnes, dans les zones touchées par Ebola, souffrent de faim aiguë. La province d’Ituri, épicentre de l’épidémie, compte 1,9 million de personnes en situation critique. L’ONG MSF rapporte plus de 2.500 cas confirmés et 1.200 décès.
Une crise humanitaire aux multiples facettes
Le conflit dans l’est a déjà déplacé des millions de personnes. Cette insécurité perturbe les opérations humanitaires. Au moins six organisations ont suspendu leurs déplacements dans le territoire de Beni. L’ONU appelle les parties à protéger les civils. Les équipes de riposte peinent à accéder à certaines zones. Les mesures de confinement et les fermetures de frontières perturbent les marchés. Le prix des denrées augmente. Les ménages vulnérables peinent à se nourrir. Près de dix millions de personnes souffrent déjà de la faim dans l’est du pays .
Une riposte humanitaire menacée
Le PAM a distribué plus de 160.000 repas chauds dans 17 centres de traitement. Vingt-trois centres sont opérationnels, offrant environ 800 lits. Mais le manque de financements compromet la réponse. L’agence onusienne réclame 76 millions de dollars pour la RDC. L’engagement communautaire reste un défi majeur. MSF observe des résistances dans certaines zones. La désinformation et la méfiance persistent, héritage des précédentes épidémies. Les autorités sanitaires appellent à un soutien accru pour contenir la propagation.
Aristide HAZOUME