Le Conseil des ministres a adopté mercredi 7 octobre 2026 la création de six pôles de développement territorial. Cette réforme regroupe les 77 communes en blocs régionaux. Elle vise à réduire la pauvreté et à stimuler l’économie locale.
Réuni en séance hebdomadaire sous la présidence de Romuald Wadagni, le Conseil des ministres a approuvé mercredi l’opérationnalisation des six pôles territoriaux. Cette réforme constitue le socle de l’action gouvernementale pour les sept prochaines années. Le dispositif fédère les 77 communes du pays au sein de blocs géographiques cohérents. L’objectif est de valoriser les atouts locaux et d’accélérer la création d’emplois. Quatre axes transversaux structurent cette approche : agriculture, tourisme, industrie et innovation.
La configuration des six pôles
Le pôle Nord-Est regroupe 14 communes du bassin cotonnier, dont Parakou, Kandi et Malanville. Le pôle Nord-Ouest rassemble 13 collectivités, notamment Natitingou, Djougou et Tanguiéta. Le pôle Centre s’articule autour de 15 communes, dont Abomey, Bohicon et Dassa-Zoumè. Le pôle Sud-Est réunit 12 municipalités, dont Pobè, Kétou et Sakété. Le pôle Sud-Ouest constitue l’ensemble le plus étendu avec 18 communes : Lokossa, Allada, Grand-Popo et Zè. Enfin, le pôle Grand-Nokoué concentre les cinq communes métropolitaines : Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Ouidah et Sèmè-Kpodji.
Une mise en œuvre progressive
La première phase s’étendra d’octobre à décembre 2026. Elle prévoit la nomination des Délégués généraux et la mise en place du Comité national de pilotage. Chaque pôle sera placé sous la responsabilité d’un Délégué général résidant sur son territoire.
Aristide HAZOUME