Dan Driscoll a remis sa démission à Donald Trump après des mois de tensions avec Pete Hegseth. La Maison Blanche salue son bilan, mais le Pentagone perd à la fois son chef civil et son chef militaire d’active.
Le secrétaire à l’Armée de terre, Dan Driscoll, a officiellement quitté ses fonctions le 1er septembre 2026, après dix-huit mois de mandat . Sa démission, confirmée par la Maison Blanche, met fin à un bras de fer avec le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth.
Les tensions portaient sur la direction de l’armée et l’éviction de plusieurs hauts gradés. Driscoll s’était opposé au limogeage du général Randy George, évincé sans explication en avril . « Civilian leadership picks the leaders they want », avait alors déclaré Driscoll devant le Congrès, soulignant son désaccord.
L’ancien secrétaire a également participé aux négociations sur la guerre en Ukraine . Il est un proche du vice-président JD Vance, rencontré à la faculté de droit de Yale . Son départ intervient alors que les États-Unis mènent une guerre contre l’Iran, et que l’armée se retrouve sans direction civile ni militaire permanente .
Une purge au sein du Pentagone
Ce départ s’inscrit dans une série de limogeages orchestrés par Pete Hegseth. Depuis janvier 2025, le chef d’état-major, le chef des opérations navales, le commandant de la Garde côtière et plusieurs autres généraux ont été poussés vers la sortie . L’opposition dénonce une « purge » ciblant particulièrement les femmes et les officiers issus des minorités .
Un vide à la tête de l’Armée
Le général Christopher LaNeve assure l’intérim depuis le départ de Randy George, mais n’a pas été confirmé par le Sénat . Les législateurs, républicains comme démocrates, s’inquiètent de ces postes vacants en temps de guerre . « Il est temps que Trump reconnaisse les dégâts causés par Hegseth », a déclaré le sénateur Jack Reed .
Aristide HAZOUME