Les autorités de la République démocratique du Congo ont annoncé la réouverture immédiate de l’aéroport de Bunia, épicentre de la riposte contre Ebola dans la province de l’Ituri. Cette décision intervient alors que l’épidémie totalise 321 cas confirmés et 48 décès. Les autorités sanitaires assurent que les restrictions de voyage ne sont pas nécessaires pour contenir la maladie.
Réouverture stratégique pour renforcer la riposte sanitaire
Fermé depuis le 23 mai, l’aéroport de Bunia est de nouveau opérationnel. L’annonce a été faite par le ministère congolais des Transports. La mesure, effective immédiatement, concerne dans un premier temps les vols humanitaires, qui n’auront plus besoin d’autorisations spéciales. Les liaisons commerciales reprendront progressivement dans les prochains jours. La réouverture vise à faciliter les opérations de riposte, à accélérer l’acheminement du personnel médical et à permettre le transport plus rapide des équipements sanitaires. Bunia demeure le principal centre de coordination des interventions dans la province de l’Ituri, région la plus touchée par l’épidémie. Selon les autorités sanitaires, 15 zones de santé sont affectées, soit près de la moitié des zones de la province. Le dernier bilan officiel fait état de 321 cas confirmés, 48 décès, 238 patients actuellement isolés et six personnes guéries.
Les autorités rassurent sur le contrôle de l’épidémie
Cette décision fait suite à une visite gouvernementale à Bunia, à laquelle ont participé les ministres de la Santé et de la Communication, ainsi que des responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Lors d’une conférence de presse, les autorités ont délivré un message commun : les fermetures de frontières restent inutiles, car elles n’empêchent pas efficacement la propagation du virus. La réouverture de l’aéroport envoie également un signal fort : les autorités veulent démontrer leur maîtrise de la situation. La fermeture avait provoqué d’importantes perturbations logistiques, avec des passagers bloqués et plusieurs vols de fret affectés. Durant cette période, seuls des vols spéciaux étaient autorisés, permettant aux missions humanitaires de poursuivre leurs activités essentielles.
La reprise du trafic aérien devrait désormais améliorer la coordination sanitaire et soutenir l’économie locale. Les autorités poursuivent parallèlement les efforts de surveillance et les campagnes de sensibilisation dans les zones concernées. La lutte contre Ebola demeure une priorité nationale en Ituri.
Aristide HAZOUME