À Antananarivo, la justice intensifie la lutte contre la corruption. Le pôle anti-corruption a ordonné l’incarcération de six personnes. Elles sont accusées de détournement de fonds au sein du Fonds souverain malagasy (FSM). Ce FSM est une structure clé. Il est destiné à financer des projets de développement.
L’enquête a été ouverte après une plainte de la présidence, le 20 mars. Elle a révélé des irrégularités majeures dans la gestion des fonds. Les magistrats évoquent un contournement systématique des procédures. Ce système a permis de détourner environ 19,4 milliards d’ariary. Cela représente plus de 4 millions d’euros. Ce montant correspond presque aux sommes soupçonnées d’avoir servi à financer un projet de déstabilisation du pouvoir.
La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, établit un lien direct. Ce scandale financier serait lié à un complot présumé. Ce complot viserait le président de la Refondation, Michaël Randrianirina.
Au cœur de l’affaire figure un général à la retraite, Jean Alfred Rakotomaronirina. Il est l’ancien directeur du FSM. Il est accusé d’avoir orchestré ces opérations. Au total, 13 personnes sont poursuivies. Parmi elles, 11 sont déjà détenues. Cette affaire illustre une inquiétante imbrication. Corruption et instabilité politique se mêlent à Madagascar.
Aristide HAZOUME