La Tunisie subit une vague de chaleur historique avec 49 °C. Les coupures d’eau et d’électricité s’aggravent dans tout le pays. Le président dénonce des “actes prémédités” sans apporter de preuves.
Une canicule exceptionnelle s’abat sur la Tunisie. Les températures atteignent 48 à 49 °C dans certaines régions. Les habitants subissent des coupures d’électricité pouvant dépasser dix heures. L’approvisionnement en eau est également gravement perturbé. La STEG, l’entreprise publique d’électricité, publie des calendriers de délestage. Ces coupures visent à soulager un réseau électrique saturé. Les pompes à eau dépendent de l’électricité pour fonctionner. Les robinets restent donc à sec dans plusieurs localités.
Une pénurie d’eau en bouteille
La crise électrique aggrave la pénurie d’eau en bouteille. La production et la distribution sont entravées par les coupures. Les supermarchés imposent des quotas d’achat par personne. Les petites épiceries voient leurs stocks s’épuiser rapidement. Cette situation exaspère une population déjà éprouvée.
Le président accuse des “ennemis”
Le président Kaïs Saïed a réuni son gouvernement et les responsables de la STEG. Il affirme que ces perturbations ne sont pas accidentelles. Selon lui, il s’agit d'”actes prémédités” visant à déstabiliser le pays. Il évoque des “plans criminels” mais ne fournit aucune preuve.
Ces déclarations surviennent dans un contexte politique tendu. La Tunisie, ancienne démocratie du Printemps arabe, connaît un recul des libertés. Depuis 2021, le président a renforcé ses pouvoirs de manière autoritaire. Les opposants sont régulièrement poursuivis pour “fausses informations”. La canicule persistante accentue la pression sur la population. Les coupures et pénuries s’ajoutent aux difficultés économiques chroniques. La crise actuelle met à l’épreuve la résilience du pays.
Aristide HAZOUME