La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola. Selon un bilan communiqué par le ministère congolais de la Santé, on dénombre 513 cas suspects et 131 décès probables. L’épidémie touche principalement la province de l’Ituri, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exprime une vive inquiétude face à la progression rapide du virus.
Une épidémie en forte progression
Le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, a confirmé ce bilan à la télévision nationale. Les autorités sanitaires poursuivent leurs investigations pour identifier précisément les décès directement liés au virus Ebola. La souche détectée est le variant Bundibugyo. Aucun vaccin homologué n’existe actuellement contre cette forme du virus, et aucun traitement spécifique n’est non plus disponible, selon les autorités sanitaires congolaises. Les foyers épidémiques recensés concernent Bunia, Mongwalu et Rwampara, dans l’Ituri. Des cas ont également été signalés à Goma, Butembo et Nyakunde. Cette épidémie représente la 17e flambée d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo depuis 1976.
L’OMS et la RDC renforcent la riposte
Face à l’urgence sanitaire, le gouvernement congolais a activé son centre d’opérations d’urgence sanitaire. Des équipes médicales supplémentaires ont été déployées dans les zones touchées. Trois nouveaux centres de traitement sont en construction à Bunia, Mongwalu et Rwampara. Les autorités souhaitent ainsi augmenter rapidement les capacités d’accueil des patients. L’Organisation mondiale de la santé a également convoqué son comité d’urgence. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est dit préoccupé par « l’ampleur et la vitesse » de l’épidémie. Enfin, les autorités sanitaires appellent les populations à signaler rapidement tout symptôme suspect. Elles recommandent aussi d’éviter les contacts avec les personnes infectées ainsi qu’avec les dépouilles contaminées.
Aristide HAZOUME